Le suivi est indispensable pour contrôler la qualité du résultat et la cicatrisation tissulaire. Il permet également de dépister de façon précoce des complications et ainsi d’en minimiser les conséquences.
Vous devrez vous rendre aux consultations postopératoires de façon régulière. Elles seront réalisées par le chirurgien lui-même. Il vous aidera ainsi à gérer les différentes phases de la cicatrisation et répondra à toutes vos questions.
La douleur en chirurgie esthétique est une source d’inquiétude. Certaines interventions sont plus douloureuses que d’autres, en particulier lorsqu’il existe un geste musculaire (prothèses rétromusculaires, cure de diastasis abdominal).
Cependant, il faut savoir que la douleur est avant tout une réaction individuelle, vécue très différemment selon les individus. Sa prise en charge est donc adaptée à chaque patient. Nous disposons à l’heure actuelle de molécules très efficaces pour limiter au maximum les désagréments des interventions.
Même la chirurgie esthétique laisse des cicatrices. Elles sont définitives et indélébiles. Avant de pouvoir juger de l’aspect définitif d’une cicatrice, il faut attendre au moins 6 à 12 mois, car la cicatrisation de la peau est un processus long et évolutif.
Les cicatrices évoluent de façon stéréotypée. Immédiatement après l’ablation des fils, elles sont belles, linéaires et fines. Puis après 1 à 2 mois, elles deviennent progressivement dures, rouges, légèrement boursouflées avec des démangeaisons : c’est le stade hyperplasique initial tout à fait normal. Par la suite, elles vont progressivement blanchir et s’assouplir pour prendre leur aspect définitif et stable au bout d’un an (parfois plus, parfois moins).
Les cicatrices doivent éviter toute exposition solaire pendant la première année pour éviter tout bronzage qui serait alors définitif. Des massages réguliers ont un effet bénéfique sur les cicatrices.
L’aspect définitif d’une cicatrice est totalement imprévisible. La cicatrisation est un processus individuel résultant de facteurs multiples et incontrôlables car inconnus. Dans certains cas, elles peuvent devenir anormalement boursouflées, on parle de cicatrices « hypertrophiques » et de cicatrices « chéloïdes ».
Il ne peut être jugé que 6 mois à un an après l'intervention. Il convient en effet d'avoir la patience d'attendre le délai nécessaire à l'atténuation des cicatrices et à la stabilisation du résultat.